Michelle
DeroinSeuils 2026, marchés publics, concessions, avances, capacités financières : découvrez toutes les nouveautés de la commande publique applicables au 1er janvier 2026.
Au 1er janvier 2026, plusieurs évolutions importantes impactent la commande publique. Relèvement des seuils, sécurisation de certaines pratiques acheteurs, ajustements sur l’exécution financière des marchés ou encore nouvelles précisions sur les capacités économiques des entreprises : ces changements appellent une mise à jour rapide des pratiques. Tour d’horizon des principales nouveautés à connaître pour les acheteurs publics comme pour les entreprises.
Comme tous les deux ans, les seuils européens applicables aux procédures formalisées évoluent. À compter du 1er janvier 2026, les nouveaux montants sont les suivants.
Ces nouveaux seuils déterminent l’obligation de recourir à une procédure formalisée (appel d’offres, procédure avec négociation, dialogue compétitif, etc.). En-deçà, l’acheteur peut recourir à une procédure adaptée (MAPA), dans le respect des principes fondamentaux de la commande publique.
À noter que les marchés de défense ou de sécurité ne sont pas concernés par cette évolution. Les seuils restent fixés à :
Pour les contrats de concession, le seuil de procédure formalisée est désormais fixé à :
Ce seuil unique simplifie la lecture du régime applicable et rapproche les montants de ceux des marchés publics de travaux.
Le seuil de dispense de procédure pour les marchés de travaux est pérennisé à 100 000 € HT.
En dessous de ce montant, l’acheteur peut conclure un marché sans publicité ni mise en concurrence préalable, sous réserve :
Les règles relatives à la sélection des candidatures sont modifiées. Désormais, lorsque l’acheteur impose un chiffre d’affaires annuel minimal, celui-ci :
Cet encadrement vise à garantir un accès plus équilibré des PME et ETI à la commande publique, tout en maintenant un niveau de sécurité financière suffisant pour l’acheteur.
En cas d’incapacité de l’attributaire à exécuter le marché, et avant la notification, l’acheteur peut, sous conditions, solliciter :
Cette possibilité sécurise la procédure et évite, dans certains cas, de devoir relancer intégralement une consultation, sous réserve du respect de l’égalité de traitement et de l’absence de modification substantielle des conditions initiales.
Autre précision importante en matière d’exécution financière : le remboursement de l’avance doit être apprécié :
Cette clarification est particulièrement utile dans les marchés comportant des cotraitants ou des sous-traitants, et sécurise la gestion comptable et financière des avances.
Enfin, la Direction des achats de l’État (DAE) a publié la mise à jour à décembre 2025 du guide du sourçage, accompagnée de sa boîte à outils opérationnelle.
Ce guide constitue une référence précieuse pour :
Le guide est disponible en ligne à l’adresse suivante : https://www.economie.gouv.fr/dae/le-sourcage-operationnel-ledition-2025-du-guide-publie-par-la-direction-des-achats-de-letat-est-desormais-disponible
Les nouveautés applicables au 1er janvier 2026 confirment plusieurs tendances de fond :
Acheteurs publics et entreprises ont tout intérêt à anticiper ces évolutions afin de mettre à jour leurs pratiques, leurs documents de consultation et leurs stratégies de réponse aux marchés publics.
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