Isabel
De OliveiraUne question que beaucoup de juristes, avocats ou experts-comptables se posent… souvent trop tard, au moment d’un contentieux.
Vous accompagnez une SA confrontée à une décision stratégique sensible du conseil d’administration.
Des actionnaires minoritaires contestent :
« Cette décision favorise le majoritaire, elle est contraire à l’intérêt social. »
Faut-il craindre une annulation de la décision du conseil d’administration pour abus de pouvoirs ?
La frontière entre arbitrage stratégique et abus est parfois floue.
Les décisions du conseil sont de plus en plus scrutées :
Dans ce contexte, la sécurité juridique des délibérations du conseil d’administration devient un enjeu clé pour les dirigeants… et pour leurs conseils.
La Cour pose un cadre clair et exigeant.
Une décision du conseil d’administration d’une SA ne peut être annulée pour abus de pouvoirs que si deux conditions cumulatives sont démontrées :
Dans l’affaire jugée, le conseil avait fait un choix économiquement défavorable à court terme, mais dicté par la prudence :
Résultat : pas d’abus de pouvoirs, car la décision n’était pas contraire à l’intérêt social au moment où elle a été prise.
Cet arrêt est structurant :
Une décision risquée ou défavorable financièrement n’est pas abusive si elle repose sur une analyse sérieuse des risques et la protection de l’intérêt social.
Autrement dit : le conseil est souverain dans l’arbitrage des risques, tant que la motivation est loyale et documentée.
Sécuriser une décision du conseil, ce n’est pas seulement décider « correctement ».
C’est aussi :
Chez Medialex, nous voyons chaque jour combien la qualité des actes juridiques et des formalités est déterminante pour sécuriser la gouvernance… et éviter que des décisions stratégiques ne deviennent des angles morts juridiques.