Isabel
De OliveiraAdopté définitivement par le Sénat le 15 avril, le projet de loi de simplification de la vie économique s’inscrit dans une dynamique claire : alléger les contraintes juridiques pesant sur les entreprises tout en renforçant la lisibilité du cadre réglementaire.
Pour les professionnels du droit des sociétés l’enjeu est double :
Derrière l’objectif affiché de simplification, plusieurs dispositions viennent en réalité modifier en profondeur certains réflexes métier, notamment en matière de formalités, de gouvernance et de gestion du risque.
Le texte procède à une refonte du dispositif d’information et de consultation du comité social et économique (CSE) en cas de cession de fonds de commerce. Il met à jour les références au comité d’entreprise afin de les aligner sur le cadre actuel du CSE et harmonise les règles applicables aux opérations de cession. Le CSE est désormais informé et consulté sur tout projet de vente de fonds de commerce dans les conditions prévues par le code du travail. En cas d’absence de CSE, le texte organise un régime subsidiaire par renvoi aux dispositions du code de commerce et supprime plusieurs dispositifs devenus redondants.
À retenir : une procédure plus lisible, mais nécessitant de bien vérifier la présence d’un CSE
L’article 6 ter simplifie le régime applicable aux SARL en matière de délibérations collectives en renforçant la place de la liberté statutaire. Il substitue à une rédaction légale encadrant certaines dérogations au régime des assemblées une formule générale selon laquelle ces règles s’appliquent « sauf disposition contraire des statuts ». Ce mécanisme a pour effet de renforcer l’autonomie statutaire des associés dans l’organisation des décisions collectives, en assouplissant les contraintes prévues par le code de commerce.
À retenir : les statuts deviennent centraux, avec une vigilance renforcée sur leur rédaction.
À retenir : le risque est désormais surtout économique, ce qui renforce l’exigence de conformité.
L’article 13 procède à une série d’ajustements techniques du code monétaire et financier visant à clarifier et harmoniser le champ d’application de plusieurs dispositions. Il étend ou précise certaines références aux personnes physiques et morales ainsi qu’aux microentreprises, notamment dans le cadre des relations avec les utilisateurs professionnels et non professionnels. Enfin, il redéfinit la notion de microentreprise dans certains dispositifs spécifiques en la substituant à une définition fondée sur des critères d’effectif et de seuils économiques exprimés en francs CFP.
À retenir : moins de blocages, meilleure traçabilité des démarches.
Cette réforme simplifie le cadre, mais renforce la responsabilité des professionnels. La clé : combiner rigueur juridique et efficacité opérationnelle.
Dans ce contexte, disposer d’un accompagnement de nos experts et d’outils adaptés permet de fiabiliser les formalités et sécuriser chaque étape, sans alourdir la charge de travail.
Source : https://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2025-2026/287.html