Isabel
De OliveiraIl ne fait pas toujours les gros titres, mais il change votre quotidien. Le décret n° 2026-340 du 30 avril 2026, publié au Journal Officiel le 5 mai 2026 et entré en vigueur le 6 mai, vient modifier plusieurs règles encadrant les formalités des entreprises. Dépôts partiels de documents autorisés, nouvelles déclarations obligatoires au RNE pour les artisans et les commerçants, inscription des responsables de certification de durabilité, impact des radiations d’office… Ce texte touche à la fois les professionnels opérationnels qui gèrent des formalités au quotidien et les directions juridiques qui supervisent la conformité de leurs entités.
Chez Medialex, nous suivons ces évolutions réglementaires en temps réel. Voici notre décryptage pratico-pratique, pour que vous sachiez exactement ce qui change pour vous.
Les formalités des entreprises sont encadrées par un corpus réglementaire dense, régulièrement mis à jour. Depuis la création du guichet unique (INPI) et du Registre National des Entreprises (RNE), la centralisation des informations s’est accélérée — et avec elle, la complexité pour les professionnels chargés d’assurer la conformité des dossiers.
Ce décret s’inscrit dans cette logique de modernisation en poursuivant deux objectifs apparemment contradictoires mais complémentaires :
En clair : on allège d’un côté, on contrôle davantage de l’autre. Et pour les professionnels qui gèrent ces dossiers, cela implique de bien identifier ce qui relève de l’une ou l’autre catégorie.
C’est l’une des mesures les plus attendues. Les personnes morales dont le siège social est situé en France peuvent désormais déposer un extrait de certains documents, et non plus le document complet, lors de leur immatriculation ou de certaines modifications.
Ce qu’il faut retenir :
En pratique : pour les avocats, experts-comptables et juristes d’entreprise qui préparent les dossiers, cela nécessite une relecture des procédures internes. Un extrait mal calibré peut exposer au rejet du dossier. L’accompagnement d’un expert en formalités reste donc indispensable.
Le décret impose désormais aux commerçants et aux entreprises du secteur des métiers et de l’artisanat de déclarer l’origine du fonds transmis par dévolution successorale, et ce aux fins d’immatriculation au RNE.
Concrètement :
Point de vigilance : la méconnaissance de cette obligation peut entraîner un refus d’immatriculation ou une non-conformité du dossier. À intégrer dès maintenant dans vos processus de traitement des successions d’entreprises.
Pour les entreprises soumises à l’obligation de certification de leurs informations en matière de durabilité (au sens de la réglementation CSRD), le décret crée une obligation déclarative spécifique.
Ce qui est attendu :
Pour les directions juridiques de grandes entreprises ou groupes : c’est une obligation à intégrer dans vos processus de mise à jour registres. Le risque ? Une formalité oubliée = une information manquante dans vos registres, avec les conséquences que cela peut avoir sur la transparence réglementaire.
Jusqu’ici, la question des conséquences d’une radiation d’office dans un RCS sur les inscriptions portées au RNE n’était pas clairement encadrée. Le décret y remédie.
Dernière mesure notable : le décret aligne les règles d’opposabilité de la cession de parts sociales de sociétés civiles sur celles applicables aux sociétés commerciales. Pourquoi c’est important :
Ces évolutions réglementaires, même lorsqu’elles semblent techniques ou administratives, ont des effets bien réels sur votre organisation :
La bonne nouvelle : ces évolutions ne complexifient pas fondamentalement le paysage des formalités. Elles s’inscrivent dans la continuité de la modernisation engagée depuis la création du guichet unique. Avec les bons outils et le bon partenaire, elles restent parfaitement gérables.
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